26 septembre 2018 : Portimao et embarquement sur Espalmador

Je suis arrivée à bord d’Espalmador, un plan caroff et son capitaine, Jonathan qu’on surnomme Jo. Rencontré sur bourse aux équipiers quelques mois auparavant, le plan était de traverser l’Atlantique avec lui. Le courant est directement bien passé, on a tellement de points commun qui facilite la vie à bord, même nos bananes, on les préfères tous les deux vertes, sinon c’est trop sucré et pâteux! Avant de partir, il a passé des années à refaire son bateau, le résultat est pas mal, bien que bizarre. Il a préféré une machine à laver à une cabine avant?! C’est son choix… Et puis, impossible d’ouvrire le tiroir à couverts sans ouvrir la porte de la buanderie… Le mouillage est pas mal, j’y nage tous les jours, il fait vraiment chaud ici, pour se laver, on prends l’annexe en direction des douches de la plage, un débarquement à chaque fois. La ville de Portimao elle, est très mignonne, c’est typique portugais, bien que ses pavés soient un danger pour les personnes en tongues, la vie y est paisible. Ici dans le sud, les gens prennent encore le temps de vivre à l’extérieur et ne restent pas tous cloîtrés chez eux, quel changement!
Ce que j’aime le plus ici, ce sont les levés et couchés de soleil, au loin, les montagnes sont toutes embrumées dans des couleurs pastelles, c’est magique! Après ça, nous sommes allés faire d’énormes courses pour traverser vers les canaries, j’ai hâte!

Il s’en est passé des choses depuis, ou pas tellement car on est toujours à Portimao…  En attendant, j’ai découvert les magnifiques plages de l’Algarve, je me suis promenée le long des falaises, ai découvert des grottes et j’ai nagé dans l’eau turquoise!
Un soir, Jonathan a invité Jakob à prendre l’apéro, c’est un jeune belge qui navigue seul sur son voilier, il n’a qu’un rêve (grand rêve), rallier la Nouvelle-Zélande à la voile pour y naviguer! C’est clairement l’homme parfait! 

Le soir d’avant, on a été boire un coup avec Jo, jusqu’à aujourd’hui tout allait très bien, on est semblable, c’était la belle vie. Puis est arrivé la date de départ et notre faux départ, je pense qu’il doute de lui et qu’il a peur, soi disant qu’il n’y avait pas assez de vent. Oui mais Jo, la météo parfaite n’existe pas!

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