Février 2019 : Guadeloupe et ascension de la soufrière

15 février 2019 : la soufrière
Encore une rando en solo, mais cette fois-ci exeptionnelle! J'ai fait l'ascension de la soufrière, un volcan sur Basse terre. J'ai fais du stop jusqu'à Bains jaunes, le début de plusieurs randos où j'ai emprunté "la Passe du Roy", un sentier au milieu de la forêt tropicale qui traverse des rivière et rempli d'averses (et de touristes aussi). Il faut dire que durant toute la journée il n'arrêtera pas de pleuvoir et le sommet avec la vue imprenable sur toute l'île que l'on m'avait promis est tout embrumé... Arrivée à 1000 mètres d'altitude, une route, dans la brume je ne distingue rien et me retrouve seule, paumée. Je sentais de très près l'odeur du soufre et pensais déjà me trouver à proximité du sommet. En continuant un peu sur la route, je découvre un chemin improbable, si raide  qu'il est impossible de marcher, il faut grimper et d'où chute un vrai torrent. Il n'y a pas vraiment d'indications et je ne suis même pas certaine que c'est un vrai chemin, tant pis, je m'y aventure. Je vois ensuite une plaque "colle de l'échelle", c'est donc un vrai chemin balisé, mais toujours aucune trace de tous ces randonneurs qui étaient présents dans la forêt, il devait y avoir une route vers le sommet du volcan... Plusieurs fois j'ai hésité à faire demi-tour, ne sachant pas où le sentier m'emmenait, mais c'était tellement beau. Après avoir grimpé le long d'un ravin, je suis arrivée à la roche fendue, un rocher fendu au milieu d'un terrain vague, ce qu'il faisait là, je n'en sais rien (certainement après une éruption). Les sentiers disparaissent petit à petit pour laisser place à des torrents, soudain je vois un panneau "sommet de la soufrière", ouf! En montant de plus en plus, les couleurs dans l'argile et la mousse devenaient de plus en plus exceptionnelles. Après avoir marché durant plus d'une heure sans voir personne mais dans des paysages que je devinais incroyables (la brume), des vallées verdoyantes, des cascades rocheuses, j'arrive à une intersection avec le "chemin des dames" j'attends, ne sachant pas où aller car il y'a encore un troisième chemin. Et puis, des gens , beaucoup (4). Ils viennent du chemin des dames, le troisième étant celui pour le sommet. Le troisième sommet est en fait une paroi rocheuse, très raide à escalader. Arrivée au sommet (1500 mètres), alors que les autres randonneurs se mettaient à l'abris dans un refuge, je me suis encore dirigée plus haut, c'était incroyable. J'ai été surprise par la force du vent qui m'a projetée à terre. Les nuages défilaient à toute vitesse, les fleurs s'agitaient dans tous les sens, c'était et l'apocalypse, et un rêve de se trouver là. Je n'ai pas vu l'île, ni le volcan, mais le fait de se trouver au sommet, seule sous la pluie et ce vent si violent, je me sentais vivre, c'était génial! Je suis ensuite descendue par le chemin des dames où je croisais des randonneurs assez fréquemment. Il est beaucoup facile d'accès (d'où son nom) et les gens le prennent et à l'aller, et au retour ce qui explique tout. Une fois revenue sur la route, je me rends compte que le chemin des dames débute bien avant mon sentier, je l'avais donc tout simplement pas vu à cause de la brume et c'est tant mieux!

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